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Bonjour,

 

On entend beaucoup parler de ce "fameux" transfert en thérapie qui semble nécessaire, voir primordial au cours d'une thérapie.

Quelqu'un peut m'en dire un peu plus sur sa véritable utilité, si ce n'est passer nos nerfs sur notre psy ?

 

Merci

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Réponses à cette discussion

et bien peut-être vois tu en lui l'image paternel que tu n'as pas eu dans ton enfance ou dont tu as encore besoin aujourd'hui?

 

les souvenirs qui ressurgissent, la prise de conscience, le travail en lui même je trouve que c'est vraiment vraiment très douloureu et j'ai beaucoup de mal à avancer parmis ce brouillard... comment cela se passe t'il pour toi? est-ce qu'après 7 mois tu peut voir une évolution plutot conséquente?

 

au niveau des personnalités qui se sont suc cédées, je me demande si des séances de méditation incluant le "recentrage" ou l'exploration des sensation corporelle ne pourrait pas t'aider à te retrouver ? l'euthonie par exemple ou la sophrologie ce sont des pratiques qui apaise et nous ramène à "ce que l'on ressent la maintenant"

 

par rapport au transfert, je me pose la question de savoir si je serai un jour capable de le "controler"... parce qu'au delà du cadre de la thérapie, il est présent dans beaucoup de mes relations... bien souvent, c'est quelque chose qui me fait souffrir car je ferais tout pour exister au yeux de tout homme représentant un peu mon père... même quitte à me faire beaucoup de mal... je voudrais vraiment trouver des solutions...

En y réfléchissant, je pense que j'aie besoin d'une protection masculine que je n'aie pas eu dans mon enfance, enfin je ne sais pas, c'est assez confus encore, mon enfance est sombre et me mets mal à l'aise dès que j'y pense.

Mon psychiatre est très à l'écoute, et paradoxalement je mets une barrière entre nous, d'un côté je voudrais qu'il me rassure et d'un autre je ne lui laisse pas l'opportunité de m'aider.... Peut-être par peur de déception !

J'ai toute confiance en lui, mais quelque chose m'empêche de me reposer sur lui.

 

J'ai fait de la sophrologie avec ma psychologue, ce qui m'a apporté un apaisement et un bien-être, mais je suis incapable de définir ce que je ressent, tout ce bouscule dans ma tête, des idées, des pensées qui se succèdent de manière assez rapide, ça va trop vite et je n'arrive pas à régresser, retrouver mon équilibre.

C'est quelque chose que je dois encore travailler.

 

Pour ce qui est du transfert, je ressent la même chose que toi, ce besoin d'être reconnue et plus envers les hommes mais pas tous, ceux en qui je ressent une capacité à me venir en aide et à me comprendre, j'ignore si dans mon cas cela est du à un manque de la fibre paternel, mais j'ai un problème à ce niveau, cela est indéniable !

pour ton enfance, je ne peut que comprendre et espèrer que tu auras un jour l'occasion de pouvoir faire le point.

 

quand tu dit que tu met une barrière entre ton psychiatre et toi, je me demande si ce n'est pas une facon de te protéger de ce fichu transfert. et ce coté paradoxal des relations que tu expliques, je l'ai aussi. dans mon cas, cela est associé à une névrose d'abandon. enfin c'est ce que l'équipe a dit. et c'est vrai que cela correspond à ce que je ressent. besoin inconsolable d'attention, d'affection mais difficulté à acceuillir tout cela... c'est assez compliqué mais si j'ai un conseil à te donner c'est de parler de cet aspect de ta vie s'il t'indispose trop...

 

pour ce problème d'idée et de pensée qui se bouscule, j'ai lu dans "la méditation pour les nuls" ( acheté pour rire mais en le lisant, il est plus que passionnant) un exercice la dessus.

- on commence par respirer profondement. dans une position confortable avec de quoi écrire.

- il faut ensuite écrire notre dialogue intérieur. il suffit d'écouter ses pensées et de les écrires. sans chercher à les organiser et sans censure.

- après 10 ou 15 minutes (moi j'ai pas tenu tout ca), on peut relire

 

bien souvent c'est un choc parce que tu te rend compte de ta manière de fonctionner et de penser. pour ma part j'ai vu qu'il y avait deux phases dans ce dialogue: des appels à l'aide puis des encouragements ... c'était plutôt surprenant. cet exercice est pratique parce qu'il t'aide à savoir trier tes pensées. par la suite, tu t’arrêtes tout d'un coup et tu te dit : "tiens, mais en fait ce sont les pensées que j'ai écrite". et la tu peut analyser et essayer de modifier une façon de penser si elle te convient pas. normalement, après quelques scéances, on se sent déjà plus lucide et plus "maitre" de ses pensées. ATTENTION à ne pas confondre les pensées et les émotions! le ressentit ne se contrôle pas. la voix dans notre tête, on peut l'analyser et la calmer :)

ce qui est sur, c'est que lorsque le transfert est si fort, et est partout (ou presque) c'est difficilement vivable, on doit toujours se mettre des limites, s'interdire d'appeller à l'aide à tout bout de champ... c'est fatiguant.

 

Bonjour,

 

Je te remercie pour tes conseils, j'avais déjà entendu parler de cette technique  et mes psys me la recommandent, sauf que la dernière fois que j'aie écrit en automatique comme tu l'expliques, cela m'a conduit à une grande angoisse ainsi qu'à des interrogations.

J'ai noté effectivement mes pensées, cela a duré quelques minutes puis est venu une sorte de dialogue entre moi "adulte" et moi "enfant" de cette manière :*

 

- Petite Sandrine es-tu là ? Parles moi...

- Je suis là... Protèges moi...

- Pourquoi ?

- j'ai peur...

- De quoi ? Pleure pas...

 

Fin du dialogue, difficile de ne rien ressentir et depuis je n'ai jamais retenté l'expérience, et je ne sais que penser de cette échange.

Peut-être faudra t'il la retenter un jour !

 

Merci Margaux pour tes explications.

 

Bien que j'aie vécu cette expérience de dialoguer avec mon enfant intérieur, je n'adhère pas à cette théorie de l'enfant intérieur.

 

Nous avons toutes et tous vécu des enfances plus ou moins difficile, et pour moi le fait de mettre en cause un certain vécu négatif de notre enfance pour expliquer nos problèmes d'aujourd'hui n'est pas très juste. Pourquoi ? Parce que se dire "oui je suis mal aujourd'hui à cause de mon enfance", je trouve que ce genre de phrase est pleine de sous-entendus.

Un enfant ne devient responsable de ses actes qu'à un certain âge, donc faire le lien entre notre vécu d'enfant et celui d'aujourd'hui est pour moi un moyen de se détacher de notre responsabilité.

Si on était malheureux enfant, c'est à cause des parents (par exemple).... Un peu facile je trouve de rejeter la faute sur les autres.

Il n'y a pas d'école pour devenir parent, cela s'apprend avec l'expérience, mais néanmoins je suis d'accord qu'ils ont une part de responsabilité dans l'éducation et l'équilibre de leur enfant, de plus chaque enfant réagit différemment (émotions, fragilité, etc...), tout des paramètres qu'il est difficile de définir au départ.

 

Aujourd'hui j'ai besoin d'aller de l'avant, le passé est le passé quoi qu'il se soit produit, et on ne vit pas dans le passé, à un moment de sa vie il faut être en mesure de tourner la page, et apprendre à s'auto-gérer.

Cela demande parfois l'aide d'un thérapeute.

 

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