Balises :
Merci Bazile pour votre vision à ce sujet.
Par contre, je me permet de réagir à certains de vos propos "homosexualité = maladie=soin" ?? Vision que je trouve injuste et, pardonnez-moi du terme, étriquée.
Pourquoi vouloir toujours inventer des maladies, pathologies à des choses que l'on ne comprend pas ? Vivre différemment des autres est une maladie ?
Mon avis est que beaucoup d'homos n'osent vivre leur vrai vie par peur de jugement et de rejet, ce que je trouve dommage, plus on avance dans le temps et plus on régresse.
Certains préjugés resteront toujours, même si de nos jours les homos sont reconnus à leur juste titre, il n'en reste pas moins que certaines mentalités n'évolueront jamais... C'est bien dommage !
Bien sûr à chacun son avis à ce sujet, mais que chacun vive sa vie comme il l'entend. L'essentiel est de trouver sa place, pas toujours facile dans ce monde moderne, n'est-ce pas le plus important ? Trouver le bonheur ? Son bonheur ?
La tolérance est la plus qualité qu'un être humain puisse avoir !
Merci de m'avoir répondu Bazile !
C'est un ressenti personnel que nous avons. Toute peur que nous avons est ressenti intérieurement....
SANDRINE a dit :
Bonjour,
Petite question à qui voudra me répondre.
Cette peur d'être "homo" est-ce réellement un ressenti personnel ou plutôt la peur du jugement des autres ?
Le fameux "qu'en dira t-on ?".
Merci Arben de votre réponse !
Effectivement la peur est un ressenti très personnel, et il y a souvent une cause à cette peur, comme une situation que l'on a déjà vécu et qui a générée cette peur.
Par contre je pense que ma première question n'est pas cohérente, les deux arguments se rejoignent.
Pourquoi aurait-on peur d'être homo ? Il n'y a pas de cause. Pas de cause, pas de peur.
On en vient à cette hypothèse : Peur d'être homo car peur d'être jugé et rejeté !
En fait j'ai répondu moi-même à la question.
Désolé de cette question/réponse inutile que je n'effacerai pas par respect à ceux qui m'ont répondu.
Pour moi il y a beaucoup de vrai dans ce que tu dis, sauf que "jugé et rejeté des autres" ça sous-entendrait que seul le jugement des autres est la cause de la peur.
Il est vrai que le jugement des autres est quelque chose qui a une influence énorme dans l'affirmation de soi. On se construit son identité par comparaison aux autres. Une partie de ce que l'on est résulte de l'influence des autres, de notre sensibilité au charisme de certain(es) à commencer par ses parents lorsque l'on est petit. Certains pans entiers de goûts et d'idées ont été ceux des autres avant d'être nôtres.
Alors on en arrive à des paradoxes, comme des homosexuels qui sont homophobes. Du jugement des autres, on en vient au jugement personnel. Les gens ont des principes, des notions personnelles d'honneur ou de dignité et la peur de s'écarter inéluctablement d'un certain idéal d'être et de vie, ne relève plus d'une simple peur d'être jugé et rejeté par les autres. La cause de cette peur a une dimension plus grande. C'est un rapport aux autres mais aussi à soi-même (bon tout ça est lié on est bien d'accord).
Se découvrir gay ou lesbienne peut être vécu comme une trahison envers soi-même, une grande déception et la perte de l'identité dont on était fier somme toute. Beaucoup de famille ont renié leur enfant homosexuel, mais beaucoup d'homos se sont reniés eux-mêmes avec davantage de violence encore.
L'humain ne veut pas seulement être bien jugé et accepté par les autres (par opposition à "juger et rejeté des autres") la vie c'est aussi d'être admiré par les autres. Plus qu'être accepté il y a la notion de fierté, et d'inspirer les gens. On veut rendre fier les gens qui nous aiment. C'est plus fort que le simple fait d'être accepté. L'inverse d'être accepté, c'est d'être rejeté. Mais l'inverse de la fierté c'est la honte. Susciter la honte chez les gens qu'on aime et que l'on considère comme modèle, et parfois bien pire que le rejet.
Du jugement des autres on en vient à un jugement personnel parfois impitoyable et ce jugement bien que sous influence est bien le notre.
Donc pour répondre à ta question/hypothèse de la cause de la peur d'être homo:
Je dirais que l'on peut rajouter à la peur d'être jugé et rejeté par les autres, la peur de perdre sa fierté dans ce qu'il y a de plus intime.
PS désolé pour mes posts très longs et parfois incompréhensibles, j'adore partir dans ces trips de discussion pseudo philosophique je crois que ça a un effet thérapeutique sur moi, bien que je n'écrive pas toujours très bien.
SANDRINE a dit :
Merci Arben de votre réponse !
Effectivement la peur est un ressenti très personnel, et il y a souvent une cause à cette peur, comme une situation que l'on a déjà vécu et qui a générée cette peur.
Par contre je pense que ma première question n'est pas cohérente, les deux arguments se rejoignent.
Pourquoi aurait-on peur d'être homo ? Il n'y a pas de cause. Pas de cause, pas de peur.
On en vient à cette hypothèse : Peur d'être homo car peur d'être jugé et rejeté !
En fait j'ai répondu moi-même à la question.
Désolé de cette question/réponse inutile que je n'effacerai pas par respect à ceux qui m'ont répondu.
Bonjour Bazile,
Personnellement je trouve que tu as des raisonnements très logiques et cohérents, qui amène à quelques réflexions.
Etre différent des autres est parfois très douloureux (je ne parle pas uniquement du fait d'être homo), mais il y a aussi nos modes de pensées et nos comportements différents des autres.
Je parle de mon cas (désolé), l'impression d'être différente des autres de par mes raisonnements qui pour moi me paraissent normales, mais qui en réalité ne le sont pas pour ma psy. Ou un comportement néfaste qui est ancré en moi et dont j'ai besoin pour me sentir bien, la encore je me suis fait tiré les oreilles par ma psy.
Tout cela pour dire que lorsque l'on prend conscience que notre personnalité peut nous nuire gravement et qu'effectivement nous ne somme pas dans la "norme", on en souffre beaucoup.
Chaque individu à sa propre personnalité, ses convictions, son mode de vie, mode de croyance aussi, le problème est que l'on se compare toujours aux autres comme un modèle à suivre.
Comme tu dis on ne veut pas décevoir nos proches. Ce n'est pas toujours le cas, depuis des années j'ai caché à mes proches mon mal-être de peur d'être jugé trop faible (il est vrai que je suis très fragile et sensible psychologiquement), mais aussi pour les protéger, qu'ils ne se sentent pas coupable de mon mal-être.
Depuis 2 ou 3 mois ils sont au courant, et là surprise ! Je m'attendais de leur par à de l'incompréhension et de la colère, au contraire ils ont entendu ma détresse (ce que j'attendais des années), cette reconnaissance de ma souffrance, essaie d'imaginer ce que l'on ressent lorsque ta souffrance est enfin entendu et reconnu et par tes proches et par les psys qui te suivent. C'est un immense soulagement.
Je ne compare pas mon histoire au fait d'être homo, car pour moi être homo n'est pas une maladie, sauf si cela devient une phobie, là effectivement il est nécessaire de faire aider.
Je rejoins tes idées, la peur d'être homo est induite par tous ces préjugés à ce sujet, cela amène la peur d'être rejeté, jugé par les autres mais également par soi-même.
Lorsque l'on ne supporte pas d'être homo, c'est simplement parce que les gens qui nous entourent (proches, amis, etc.) vous ont inculqué cette culture inadmissible (pour moi), que le fait d'être homo est anormale, et donc dans ta tête tu te répètes en boucle "tu n'es pas normal(e), et tu ne mérite pas de vivre".
Bonjour Arben,
Je pense que le fait d'avoir beaucoup d'idées en quelques secondes est une bonne chose si elles vont toutes dans le même sens. Avoir des idées montre que vous êtes réceptif (à mon sens), et que vous vous remettez en question.
Le problème est lorsque ces idées deviennent paradoxales, ce qui parfois est mon cas, ça c'est gênant, comme si deux personnalités étaient en vous et qui se contredisent continuellement. Laquelle écouter ? Celle qui semble la plus raisonnable, encore faut-il avoir conscience de ce qui est raisonnable.
Cette phobie ou cette peur d'être homo peut peut-être aussi s'expliquer par le fait que bon nombres de gens à l'esprit étriqué ne prennent pas la peine d'essayer de comprendre, le genre d'individus qui ne veulent pas faire cet effort et qui ne se remettent jamais en question ou en cause.
Il est plus facile de juger que d'essayer de comprendre, car faire l'effort de comprendre vous amène bien souvent à vous remettre en question, chose que peu de personne sont capables de faire.
Arben a dit :
J'ai parfois aussi l'impression d'être mal compris par les autres. Dans ma manière de communiquer, d'enchainer les arguments, j'ai cette faculté à penser, réflechir et analyser très rapidement les choses dans ma tête. Cette capacité à raisonner, peut-être que c'est une qualité (ou non) j'en sais rien, mais elle donne le sentiment défois de ne pas être compris. Je vais toujours droit à l'essentiel, je fais souvent des déductions, des conclusions et des remarques. Il ne me faut pas plus de 3 ou 4 secondes pour enchainer une dizaine de pensée, imaginez vous ce que cela peut donner.
Ce peut être une qualité après tout, dans la gestion des problèmes, ou quand il faut donner rapidement des idées, mais je ne suis pas certain que ce soit un bon mode de raisonnement dans la vie de tout les jours, cela donne le sentiment d'être incompris.
J'aimerais changer cela et retrouver le sentiment d'être compris, même si, des gens me comprennent, même si, des gens ont dit que je m'exprimais bien, j'ai pas l'impression que sa le soit pour tout le monde.
Bon je ne dévi pas trop du sujet, quand même :)
Je rejoins aussi sandrine sur le fait que la peur d'être homo ne sois pas une maladie "proprement dite", car être malade, c'est pas ca. C'est une peur, tout simplement.
Oui, si nos pensées iraient dans le même sens, la puissance psychique de la pensée serait plus importante. Je sais qu'il faut apprendre à centrer son esprit sur notre objectif pour éviter toute distraction ou détournement. Et je sais que cela se travaille :)
Merci de m'avoir répondu, toujours un plaisir de votre part ;)
Avoir des dizaines de pensées en quelques secondes, je pense que c'est le cas pour beaucoup. En revanche parvenir à les organiser et développer des raisonnements logiques avec c'est tout un art. Un art dans lequel tu te débrouilles pas mal aux vues des quelques post que j'ai pu lire. Après être compris du plus grand nombre ça c'est encore autre chose. Et c'est une utopie de vouloir l'être de tous.
Sinon c'est intéressant le sujet sur les pensées paradoxales. Moi je pense qu'en effet parvenir à centrer son esprit sur un objectif permet de multiplier les chances d'y parvenir. Voilà pour les pensées "utiles". Pour ce qui est des pensées relatives au questionnement de soi, qui nécessite d'être le plus possible à l'écoute de ses sensations alors là c'est difficile à expliquer et concevoir, mais on ressent des choses opposées, et les limites de nos certitudes sont tellement floues que c'en est desespérant. Alors peut être qu'il vaut mieux penser "utile" un maximum de temps pour ne pas s'inventer des problèmes existentiels. Parce qu'à une question telle que "suis-je homo?" (pour revenir au sujet) ou "suis-je croyant?", "suis-je supersticieux?" (etc. c'est pas les thèmes qui manquent!), il se peut qu'il n'y ait foutrement aucune réponse. l'expression "je suis" elle-même est ambigue. Dans le "je suis" il y a à la fois le "je suis..malgré moi", "je suis car j'ai envie d'être...", "je suis..car je sais que je suis...", "je suis...car je crois être", "je suis...car les probabilité penche plutôt pour...". La réalité c'est que le concept d'être ceci ou cela a plusieurs sens. Possible que ces sens multiples sèment une confusion sévère à certains moments de questionnement. Entre la volonté, les valeurs, le ressenti etc. pleins de concept qui ont des limites floues entre eux parfois !Les ressentis opposés existe bel est bien, c'est une vérité troublante!
D'où l'existence des "renforcements", c'est à dire toutes ces activités qui permettent d'effectuer un obscurantisme sur certains ressentis pour se focaliser sur d'autres. Pour se donner une identité, des valeurs, un but? Ainsi on a des humains avec un même cerveau qui vont être de sensibilité de gauche et d'autre de droite (exemple maladroit) alors qu'ils ont probablement des ressentis similaires. De même les croyants en allant à la messe se renforce dans leur statut de croyants (autre exemple maldroit ;) ). Alors lorsqu'on a peur d'être ceci ou cela, n'est-ce pas la solidité d'une certitude que l'on remet en question? N'est ce pas une part d'un obscurantisme conditionné que l'on remet en question?
Aller je vais me coucher je cogite trop :s
Arben a dit :
Oui, si nos pensées iraient dans le même sens, la puissance psychique de la pensée serait plus importante. Je sais qu'il faut apprendre à centrer son esprit sur notre objectif pour éviter toute distraction ou détournement. Et je sais que cela se travaille :)
Merci de m'avoir répondu, toujours un plaisir de votre part ;)
Bonjour,
je suis tombée sur ce sujet, et je me permets de m'y joindre car il me semble qu'il y a beaucoup d'inexactitudes et de fausses idées.
Le problème du TOC homosexuel n'est pas un problème par rapport à l'homosexualité, ni d'assimilation de l'homosexualité à une maladie psychiatrique et aux soins, ni un problème d'avoir "intériorisé les normes de la société hétéronormé qui empêche les personnes gays d'être elles mêmes".
Au contraire, dire à une personne souffrant de "toc homo" que ce n'est pas si grave si elle est homosexuelle, que c'est probablement de l'homosexualité refoulée, que ce qu'elle ressent est la confirmation/la preuve qu'en fait elle est homosexuelle n'aide pas du tout, même si les gens (y compris certains psychologues) le font avec les meilleures intentions du monde.
Le "TOC homosexuel" est une "obsession pure", un TOC sans compulsions. On ne se lave pas les mains cent fois par jour et on ne vérifie pas que les interrupteurs sont éteints. Pourtant, c'est le même mécanisme : notre cerveau nous envoie de fausses informations, il nous fait "tourner en bourrique" sur une ou plusieurs idées fixes. Dans le cas du "TOC homo", c'est bien sur l'idée d'être homosexuel, mais il existe aussi un "TOC du meurtre" (on a peur de commencer à tuer les gens de son entourage), un "TOCde la pédophilie" (on est obsédé par l'idée d'être attiré sexuellement par les enfants). Dans tous ces cas, les obsessions n'ont aucun fondement : les gens ne deviennent pas "soudainement" pédophiles, homosexuels ou meurtriers en puissance. Mais notre cerveau malade se bloque sur cette idée et y revient sans cesse, c'est ça qui constitue l'obsession!
Il existe bien entendu des homos qui ont si peur d'être "jugés" et rejetés qu'ils refoulent leur attirance. Parfois même ils développent une "homophobie intériorisée" qui les empêche de considérer l'idée d'être homosexuel, mais leur situation est très différente de celle des gens qui souffrent d'un TOC homosexuel, et il ne faut surtout pas confondre ces deux cas! Pour ceux qui lisent l'anglais, voici une page qui compare les symptomes d'un homosexuel et ceux d'une personne souffrant de TOC homosexuel:
http://www.brainphysics.com/yourenotgay.php
c'est très éclairant, et cela permet de comprendre les mécanismes du TOC et de faire la différence.
Bien sûr personne ne dit qu'être homo est une maladie. Mais souffrir de TOC en est une. Ce n'est pas parce que, dans le cas du TOC homo, cette obsession est "tombée" sur le thème de l'homosexualité que le malade est un homo refoulé ou quoique ce soit. Au contraire, lui suggérer une telle chose ne fait qu'accroitre la panique en renforçant son obsession.
Je suis d'accord avec Lala.
A un moment de ma vie j'avais cette peur irrationnelle de faire du mal à autrui juste pour voir ce qu'on pouvait ressentir pourtant je n'ai jamais passé à l'acte.
Je ne suis pas devenu une meurtrière sanguinaire pour autant.
Entre être ce que l'on est réellement et être ce que l'on pense être à cause de nos peurs est bien différent.
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