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Bonjour.

Une intervention chirurgicale qui, après un combat de près de 3 ans contre les médecins, chirurgiens et autres, s'avère être un échec total. Ceci malgré une magnifique lettre du chirurgien qui disait qu'une "petite rééducation de quelques mois" suffirait.

A partir de ce moment déjà une certaine incompréhension s'est établie avec certains proches qui ne comprenaient pas. Je disais souffrir autant qu'avant l'opération, or c'était pour eux impossible puisque "l'opération s'était bien passée". Je "faisais du cinéma" et me complaisait dans cette situation... Même mon docteur traitant doutait, il ne comprenait pas... Le grand professeur, mondialement connu et réputé disait que rien ne pouvait justifier mes "souffrances"... alors !

Le combat a duré deux et demi. Opéré à Bordeaux je suis allé à Pau, Toulouse où aucun chirurgien n'a accepté de me réopérer.

Au bout de deux ans et demi j'ai demandé à mon médecin traitant de me faire une reprise de travail et que, s'il s'avérait que je ne pouvais poursuivre je prendrais mes dispositions pour mettre un terme à tout ce "cinéma". Il a refusé et m'a - enfin ! - envoyé chez un rhumatologue à 70 kilomètres de mon domicile.

Après une consultation minutieuse - c'était ma première de ce type -, le verdict tombait : "ce n'est pas une opération, c'est une boucherie !"

Il m'envoyait passer un scanner qui confirmait son diagnostic. L'intervention était bien un échec. La hernie discale à l'origine de mes maux était toujours là, excepté une infime partie ôtée avec des dégâts collatéraux importants.

Qui m'a opéré ? Le chirurgien du CHU ou le boucher du coin ? Je ne le sais pas.

Un mois après cette consultation et cet examen l'"éminent" professeur, connu et reconnu, admettait que l'opération était un échec... et qu'il ne pouvait plus rien faire pour moi...

Si je peux admettre une erreur, je m'insurge contre l'attitude des médecins, de tous les médecins que j'ai consultés durant toute cette période. Ils m'ont menti, m'ont accusé de "faire du cinéma", "d'avoir des problèmes au sein de la banque où je travaillais", "de ne pas avoir envie de reprendre le travail", etc., etc.

Pour finir de "m'abattre", mon employeur m'a obligé à démissionner. Cadre et premier cas de ce type, la direction a refusé de continuer à me faire bénéficier des avantages dont bénéficient les anciens salariés.

J'ai tout perdu. Mon travail, une bonne situation et un profil de carrière très intéressant.

J'ai par contre "gagné" des problèmes collatéraux : de couple car une épouse qui n'a jamais admis que je cesse de travailler, les amis et anciens collègues qui deviennent invisibles et parfois narquois.

Certaines personnes ne comprennent pas qu'un ancien cadre d'une grande banque vive dans un HLM ! En 36 ans - j'ai été opéré en 1983 et les premiers arrêts de travail remontent à juin 1982 -, les augmentations de pensions ont été rares et surtout, bien loin des promotions systématiques tous les 2 ou trois ans que j'avais connus jusque là plus quelques promotions exceptionnelles.

Aujourd'hui, je suis incapable d'avoir une vie normale. Pas de bricolage, très peu de marche, aucun sport. Pour faire bref, aucune activité.

Je vis seul et ne voit personne. A deux ou trois exceptions près je n'ai plus aucun contact avec mes anciens collègues. Les relations avec le voisinage sont quasi inexistantes : je neparle pas l'arabe, ni l'ukrainien ou autres langues étrangères...

Je songe souvent à mettre un terme à cette vie. Elle finira comme cela certainement, le jour où le vase aura débordé !

Désolé si j'ai été un peu long.

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